S’adapter et réduire sa dépendance aux énergies fossiles

S’adapter et réduire sa dépendance aux énergies fossiles

Augmentation de la consommation individuelle d’énergie

Le nombre d’être humain sur la planète augmente sans cesse et devrait atteindre en 2050 plus de 9 milliards d’individus, même si la transition démographique fait son œuvre et stabilisera ce chiffre.

Chacun aspire légitimement à un développement personnel, les sollicitations individuelles augmentent et les modèles de développement pratiqués, assis principalement jusqu’à lors sur l’utilisation de ressources naturelles stockées en quantités finies (hydrocarbures), trouvent leurs limites.

Ainsi, depuis 1860, la population a été multipliée par 4, alors que la consommation d’énergie individuelle a été multipliée par 10. La consommation annuelle mondiale d’énergie fossile estimée est de l’ordre de 10 Gtep (10 milliards de tonnes-équivalent pétrole). Mais celle-ci croît chaque année d’environ 2% en moyenne depuis 30 ans (+5.5% en 2010 !).

Raréfaction des ressources fossiles

Les réserves prouvées, tous types de ressources confondus, représentent environ 860 Gtep, dont environ 140 Gtep de pétrole environ, 460 Gtep de charbon et 160 Gtep de gaz naturel. Les réserves additionnelles quant à elles, approchent les 2950 Gtep (dont 2540 Gtep de Charbon et lignite).

Le pétrole est la ressource naturelle la plus utilisée et représente 40% de l’énergie finale consommée dans le monde. Sa consommation a explosée depuis la fin de la seconde guerre mondiale, pour atteindre aujourd’hui environ 85 millions de barils par jour.

Les différents scénarii existants envisagent un pic de production, le « Peak Oil » entre 2010 et 2040. Cette question, qui a généré de nombreux débats et de controverses, parait aujourd’hui faire l’objet d’un certain consensus. Nous disposerions d’environ 40 ans de pétrole conventionnel en réserves « prouvées », c’est-à-dire sans prendre en compte le pétrole qui serait peut-être extractible un jour, auquel il faut ajouter à peu près 40 ans là-aussi, de réserves de pétrole « non- conventionnel », c’est à dire les sables asphaltiques et l’off-shore profond.

Notons également que les réserves de gaz et de pétrole sont caractérisées par une répartition géographique très inégale, contrairement au charbon.

En appliquant un taux de croissance de la consommation de 2% par an, les réserves prouvées, toutes ressources confondues, seraient épuisées en 2050, et les réserves « ultimes » (prouvées et supposées), en 2100. Avec un taux de croissance de 3% de consommation, ces deux échéances passent à 2036 et 2088.

Il apparait donc aujourd’hui certains que les réserves totales d’énergie fossile ne passeront pas le siècle à la vitesse où nous les consommons. Il convient donc de s’adapter pour réduire sa dépendance économique et environnementale aux énergies fossiles.

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